saturation

A la manière d’un sismographe, je capte tout ce qui m’entoure.
La moindre vibration est retranscrite sur la toile même si ma façon de peindre à l’instinct me donne toute liberté.

Graffiti-starter,

quand collé à la fenêtre à l’arrière de la voiture de mes parents sur les périphériques, les graffitis se succédaient et me subjuguaient. Un cordon de couleur défilait sous mes yeux et s’imprimait sur mes cartes mémoire. Une bombe de peinture dans le garage allait me donner l’occasion de participer à cette expression artistique, c’était il y a 5 ans, une éternité, je vivais en bord de mer et rien de cela n’existait ici.
La puissance de la bombe et son impact sur l’environnement m’ont fasciné, skateparks et lieux abandonnés sont devenus des supports de création, la rue aussi. Laisser une trace urbaine ici et là m’a rappelé la jouissance éprouvée quand on signe une pente en ski freeride.

Open-eyes,

oui, se démarquer de tout ce qui se pratiquait s’imposait.
Lettrages, outlines et fonds de mes premières découvertes existaient déjà et bien souvent en mieux.
Il fallait donc reprendre les bases du graffiti bien sûr, mais oser sortir des sentiers battus, explorer un mode d’expression plus expressif et plus personnel.
Jouer avec les couleurs et les coulures, perfectionner son tag, assurer son flop et revendiquer le style ignorant était une évidence et une source de plaisir intense.
Du mur à la toile,
en m’installant à Lyon. Curieux d’explorer ce support, attiré à l’idée de pouvoir travailler à durée illimitée, atteindre la complète satisfaction de la composition et aller jusqu’au bout de la représentation, le tout avec confort et intimité, la toile exerçait bien son pouvoir de séduction. Elle me fascine à présent.

Alors, jusqu’où ?

Petites choses de la vie quotidienne ou grands mystères tout peut être inspiration. Dans la pratique de l’escalade, du ski, du skate, du vélo ou du surf, la ligne m’intéresse, l’extrême m’attire. Sur un mur ou une toile c’est aussi toujours de manière engagée et sans limites. Ma peinture est intense, elle me transporte très loin dans mes idées et dans la représentation du monde qui m’entoure. Je sais maintenant que je ne vivrai pas sans elle, c’est ma compagne, mon oxygène, ma vie et ma liberté.

GOKO

Faire évoluer ma peinture, la faire connaître, l’enrichir des autres.
Accepter cette passion la faire vivre et en vivre, un défi, un challenge ici et maintenant.
Avignon et Lyon, 2016-2018
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